Problèmes avec les dialogues

[vc_row][vc_column][vc_toggle title= »Je ne suis jamais satisfait de mes dialogues et souvent mes personnages répètent les formules du type « Qu’est-ce qui se passe ?« . » style= »rounded » color= »juicy_pink » custom_font_container= »tag:div|font_size:1.5em|text_align:left|color:%23ffffff|line_height:1.2em » custom_google_fonts= »font_family:Archivo%20Narrow%3Aregular%2Citalic%2C700%2C700italic|font_style:400%20italic%3A400%3Aitalic » use_custom_heading= »true » css= ».vc_custom_1590589303301{border-top-width: 1px !important;border-right-width: 1px !important;border-bottom-width: 1px !important;border-left-width: 1px !important;padding-top: 15px !important;padding-right: 25px !important;padding-bottom: 15px !important;padding-left: 25px !important;background-color: #000000 !important;border-left-color: #ffffff !important;border-right-color: #ffffff !important;border-top-color: #ffffff !important;border-bottom-color: #ffffff !important;border-radius: 35px !important;} »][vc_column_text css= ».vc_custom_1590589338113{margin-left: -30px !important;margin-bottom: -40px !important;padding-top: 15px !important;padding-right: 25px !important;padding-bottom: 30px !important;padding-left: 25px !important;background-color: #ffffff !important;} »]Est-ce qu’ils sonnent faux, artificiels ? Est-ce qu’ils paraissent creux ? Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les dialogues peuvent être insatisfaisants et il faut tenter d’analyser pourquoi. (Parcourir l’ensemble de cette FAQ Dialogues apportera sans doute beaucoup de pistes de réflexion !)

La première chose à faire est de constituer des personnages convenablement caractérisés. Une fois que l’on a des personnages bien campés, alors il est plus facile de s’imaginer la façon dont ils parlent, leurs tics de langage aussi. Il est possible que des personnages ressortent des formules toutes faites ou avec des phrases qui reviennent. Cela peut façonner leur personnalité aussi ou constituer un paiement comique. Que serait Doc Brown sans son fameux « Nom de Zeus ! » ou Gaston Lagaffe sans son « M’enfin ?! ».

Les personnages s’expriment nécessairement sur des registres et des modes différents selon qui ils sont et selon la situation où ils prennent la parole. Il faut bien prendre ça en considération : nous devons faire cet effort de nous mettre à sa place. Alors, en disparaissant derrière le personnage, l’auteur abandonne ses propres tics de langage et de pensée pour donner l’impression que c’est bien le personnage qui s’exprime.

Dans certaines situations, il se peut que la logique implique la répétition. Par exemple, si un groupe est confronté au surgissement d’un être surnaturel, il est probable que l’on ait droit à : des cris, des « putain, c’est quoi ? » ; « C’est quoi ce truc ? » ; « Qu’est-ce… ? » ; etc. Rien de plus normal. On peut aussi réussir à déjouer cette répétition en montrant comment chacun est dans un esprit bien différent et comment il réagit aussitôt passée la surprise : une expression de fascination ; la peur viscérale avec celui qui n’arrive pas à articuler une phrase ; la prudence avec le conseil aux autres de reculer ; etc.[/vc_column_text]

[/vc_toggle][vc_toggle title= »Mes personnages ont tendance à toujours être dans le même « mood«  et s’expriment de la même manière. » style= »rounded » color= »juicy_pink » custom_font_container= »tag:div|font_size:1.5em|text_align:left|color:%23ffffff|line_height:1.2em » custom_google_fonts= »font_family:Archivo%20Narrow%3Aregular%2Citalic%2C700%2C700italic|font_style:400%20italic%3A400%3Aitalic » use_custom_heading= »true » css= ».vc_custom_1590590450814{border-top-width: 1px !important;border-right-width: 1px !important;border-bottom-width: 1px !important;border-left-width: 1px !important;padding-top: 15px !important;padding-right: 25px !important;padding-bottom: 15px !important;padding-left: 25px !important;background-color: #000000 !important;border-left-color: #ffffff !important;border-right-color: #ffffff !important;border-top-color: #ffffff !important;border-bottom-color: #ffffff !important;border-radius: 35px !important;} »][vc_column_text css= ».vc_custom_1590589338113{margin-left: -30px !important;margin-bottom: -40px !important;padding-top: 15px !important;padding-right: 25px !important;padding-bottom: 30px !important;padding-left: 25px !important;background-color: #ffffff !important;} »]Si votre voix intérieure s’exprime toujours sur le même registre dans votre tête, quand vous parlez à autrui, un certain nombre de filtres façonnent votre langage sans que vous vous en rendiez compte. Vos personnages font de même. Le problème, c’est qu’un auteur écrit souvent les dialogues avec sa propre voix intérieure, il ne se met pas assez en situation, à la place de ses personnages.

Si le personnage est bien caractérisé, il est déjà le produit de tout son éducation et de son histoire. Alors qui est-il ? S’exprime-t-il comme il l’a appris dans son milieu social ou au contraire a-t-il développé une autre culture ? Comment les expériences et les rencontres l’ont façonné ?

D’autre part, nous nous exprimons différemment selon le contexte et la situation, selon la personne à qui nous nous adressons, selon le protocole, les codes et convenances : en classe, le maître parle, les élèves écoutent ou répondent aux questions avec politesse – en théorie –  ; lors d’un mariage, la réponse attendue est « oui, je le veux » ; face à la reine d’Angleterre, on s’inclinera et on commencera par un « Vote majesté » ; etc.  J’ai coutume de dire qu’on ne fera pas la même déclaration d’amour selon qu’on soit au lit en susurrant au creux de l’oreille ou qu’on soit devant la tombe du père que l’on vient d’enterrer. Les mots prononcés, les rythmes, les silences, les émotions ne sont pas les mêmes : on s’adapte.

Et donc, des personnages – sauf à ce que soit volontaire – ne peuvent pas s’exprimer tout à fait de la même façon tout au long d’un film. Ils adaptent leur langage et leur attitude à ce qu’ils vivent.

Il faut faire cet effort de quitter notre cerveau d’auteur pour se glisser dans celui du personnage, avant de prendre la parole. Si cela peut aider, on peut faire une sorte de briefing au début de la scène : Je suis le personnage… Dans quel état émotionnel suis-je maintenant ? Quelle est mon humeur ? Qu’est-ce que je pense de la situation présente ? Qu’est-ce que je veux maintenant ? Comment aimerais-je que cela évolue ?[/vc_column_text]

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