Tu botteras le cul aux chats pour écrire !
Il y a chat et chat. Mais les deux reviennent à peu près au même quand il s’agit de parler de productivité et d’écrire votre scénario…
Une bonne excuse pour ne pas écrire

Le premier, l’animal, a une fâcheuse tendance à intervenir pile au moment où vous étiez décidé à travailler. Rhalalà, quel manque de chance ! Cet enfoiré de chat a l’air d’avoir conspiré pour vous empêcher de travailler sereinement, allant même jusqu’à se coucher sur votre clavier pour vous faire comprendre quelle vanité vous consume intérieurement et combien il est ridicule d’en être le jouet permanent. Il s’étire, vous regarde…
« Etre auteur, vraiment ? Viens plutôt chasser avec moi ! On dirait qu’il y a un M&Ms coincé sous le canapé, ça m’intrigue, viens voir ! ».
Et on vous retrouve 30 minutes plus tard, à quatre pattes en train de faire une partie de foot-M&Ms avec le greffier..

Temps de cerveau disponible
L’autre chat est tout aussi dangereux. Quel que soit son petit nom (Facebook, Twitter, …) il vous ronge le cerveau intérieurement et devient votre échappatoire favori. Vous buttez sur une idée ? Plutôt que d’écrire, allez hop, un petit tour sur les réseaux. Sans parler des amis qui vous interpellent, là encore, pile au moment où vous vous étiez décidé à écrire.
Evidemment, les réseaux sont aussi des boîtes à idées magnifiques ! Mais comme Mowgli face à Kaa, le serpent hypnotiseur, il va bien falloir se réveiller si vous ne voulez pas vous laisser bouffer. Il faudra bien tuer le chat. Au moins l’électronique ! Passez en mode avion ou supprimez les apps pour les plus accros. Après tout, les réseaux sont dangereux, même leurs créateurs le disent !
Pour faire le vide, se créer une bulle, écrire tranquille, il faudra peut-être vous enfermer dans votre bureau pour avoir la paix, si vous avez la chance d’en avoir un. Et sinon, trouver des rituels qui vous aideront à séparer les phases d’écriture et de concentration du reste des sollicitations. Allumez une bougie, écrivez. Soufflez la bougie, faites autre chose. Ce genre d’astuce porte ses fruits au bout de quelques jours, si vous prenez la peine de l’observer strictement au début. Par la suite, la simple odeur de la bougie mettra peut-être votre cerveau en mode « boulot » et vous constaterez que votre focalisation s’améliorera. C’est aussi un signal pour les membres de la famille : « Ne pas déranger, auteur au travail ».
Honnêteté et principe de réalité
Soyez indulgent et réaliste avec vous : personne n’écrit 8 heures d’affilée sans broncher. Au début, adoptez la philosophie du Kaizen (celle du petit pas). Commencez par opter pour des périodes de concentration sur vos projets d’une heure ou 45 minutes si c’est déjà trop. Faites des pauses tout aussi délimitées dans le temps, puis reprenez.
Fixez vous des objectifs si faciles qu’il est impossible de ne pas les tenir. Faites que les objectifs restent le plus ludique possible : « aujourd’hui je cherche toutes les coupures de presse qui ont une relation avec mon sujet ». Et c’est tout. Demain, autre chose. « Demain matin, je vais écrire la caractérisation de mon héros principal. ». Et c’est tout. Vous vous apercevrez que ceci fait, vous enchaînerez peut-être avec une autre tache car la satisfaction du travail accomplie, de l’affaire rondement menée, est un puissant catalyseur.
Récompensez-vous ! « Si je réussis à terminer mon synopsis en une page, je vais au cinéma ». Vous entrez dans un cercle vertueux fait de plaisir et de fierté au lieu d’un enfermement dans l’échec ou le sentiment d’enlisement.
Bon, maintenant, il est temps de lâcher mon site et de vous y remettre !
Ou pas… Encore un petit article pour la route ?
Je vous remercie d’avoir si subtilement écrit le court-métrage « Diagnostic » un régal quand la veille de Noël se profile et que je fais tout autre chose. Et que je me déteste. Vous connaissez ce sentiment ? Bien respectueusement et excellentes fêtes de fin d’année 2018 à vous.